Dans les coulisses de nos séjours vélo : itinérance à vélo dans le Velay entre Via Fluvia et Dolce Via
- Diversion Nature

- 5 juil.
- 7 min de lecture
Mi-juin, nous sommes repartis pour trois jours d'itinérance à vélo dans le Velay, entre Via Fluvia et Dolce Via, dans la continuité de notre première expérience de l’an dernier. L'objectif ? Retrouver nos partenaires, tester de nouvelles variantes, valider certains points d'intérêt et continuer à enrichir nos séjours vélo dans le Velay. Une immersion au cœur de ce qui fait l'ADN de Diversion Nature.

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Pourquoi nous repartons régulièrement sur les routes
Nous recevons parfois cette question :
« Vous connaissez déjà parfaitement ces itinéraires. Pourquoi repartez-vous régulièrement sur les routes ? »
La réponse est simple : un territoire évolue constamment.
Un point de vue peut se fermer avec la croissance des arbres. Une petite route oubliée peut devenir une pépite. Un hébergement peut évoluer. Un nouveau restaurant peut mériter une place dans nos recommandations.
Et puis, nous aimons profondément ces territoires.
Pour cette itinérance, nous sommes repartis avec nos vélos habituels. Angélique a enfourché son VTC à assistance électrique, celui qu'elle utilise au quotidien. Comme nous avions prévu de longues étapes, une seconde batterie avait trouvé sa place sur le porte-bagage, aux côtés des sacoches contenant l'essentiel pour trois jours de voyage.
De mon côté, j'ai ressorti mon fidèle VTT des années 2000. Un peu lourd, mais parfaitement adapté aux petites routes et aux chemins roulants que nous allions emprunter.
Car pour nous, l'itinérance rime avec vacances.
Bien sûr, nous aimons pédaler. Mais nous aimons tout autant prendre le temps de visiter un village, observer un paysage, pique-niquer au bord d'une rivière ou faire une sieste à l'ombre d'un arbre.
Beaucoup imaginent qu'un voyage à vélo consiste à accumuler les kilomètres.
Pour nous, c'est presque l'inverse.
Les kilomètres ne sont qu'un fil conducteur reliant les découvertes, les rencontres et les moments de pause.
Le terrain ne remplace jamais la carte
Le printemps particulièrement humide nous avait obligés à repousser ce projet de plusieurs semaines.
Lorsque trois jours de beau temps se sont enfin annoncés, j'ai immédiatement cherché la fraîcheur en altitude.
Cela tombait bien : la portion centrale de la Via Fluvia serpente sur le plateau du Velay entre 700 et 1 000 mètres d'altitude tandis que la Dolce Via rejoint Saint-Agrève à plus de 1 050 mètres, deux itinéraires que nous comparons plus en détail ici pour aider à choisir le bon séjour à vélo.
Depuis notre maison, quelques kilomètres suffisent pour rejoindre la Via Fluvia.
Très vite, les ouvrages ferroviaires se succèdent : ponts, tranchées, viaducs et anciennes plateformes ferroviaires rappellent l'histoire de cette ligne qui reliait autrefois la vallée du Rhône au bassin de la Loire.

Même lorsque nous connaissons parfaitement un secteur, nous restons attentifs.
Un itinéraire ne se construit pas derrière un écran.
Le terrain reste notre meilleur guide.
Rouler sur les traces de ceux qui ont construit ces lignes
Lorsque je prépare un parcours, je ne cherche pas seulement de beaux paysages.
J'aime aussi raconter l'histoire des territoires traversés.
C'est probablement pour cela que mes itinéraires suivent souvent le fil du patrimoine local : chapelles, villages de caractère, moulins, panoramas ou petits trésors cachés.
Mais sur la Via Fluvia et la Dolce Via, il existe un patrimoine qui me touche particulièrement : celui des anciennes voies ferrées.
Au fil des kilomètres apparaissent des maisons de garde-barrière, d'anciennes gares, des viaducs spectaculaires, des tunnels et des ponts construits à la fin du XIXe siècle.
À l'époque, relier ces territoires de moyenne montagne représentait un défi considérable.
Chaque ouvrage témoigne de l'ingéniosité et de l'énergie déployées pour désenclaver ces régions.
Aujourd'hui, nous profitons de ces infrastructures sous une autre forme.
J'ai la chance que la Via Fluvia et la Dolce Via empruntent ces anciennes voies ferrées de montagne, comme raconté dans notre podcast sur la Via Fluvia et son histoire ferroviaire. Elles offrent des itinéraires particulièrement agréables à vélo grâce à leurs pentes douces et à leurs paysages variés.
Rouler sur ces voies vertes, c'est aussi faire vivre ce patrimoine.
À chaque passage sur ces anciennes lignes, j'ai le sentiment de rendre hommage à celles et ceux qui les ont construites, tout en transmettant leur histoire aux voyageurs d'aujourd'hui.
Vérifier ce que nous recommandons à nos voyageurs
Cette itinérance était également l'occasion de revisiter plusieurs lieux que nous conseillons régulièrement à nos clients.
À Lapte, nous prenons le temps d'admirer le célèbre « phare du Velay » avant de poursuivre vers l'une des grandes surprises du séjour : la passerelle himalayenne des gorges du Lignon.
J'avais vu des photos. J'avais lu les commentaires. Mais la réalité dépasse largement les images. Suspendue au-dessus de la vallée, cette passerelle de 268 mètres impressionne autant qu'elle émerveille.
Nous allons désormais encore davantage la mettre en avant dans nos séjours.

Le lendemain, nous rejoignons la chapelle de Glavenas, puis le château d'Artias qui domine la Loire depuis son piton rocheux.
Là encore, nous comprenons pourquoi ces lieux sont considérés comme des pépites du territoire.
À Chamalières-sur-Loire, nous découvrons un cadre paisible, une jolie passerelle en bois et une place accueillante qui pourrait parfaitement devenir une étape repas pour nos futurs voyageurs.
Cette journée nous rappelle aussi pourquoi nous continuons à effectuer ces repérages, et pourquoi la préparation d’un voyage comme celui-ci repose sur une véritable méthode d’organisation que nous détaillons ici pour la Via Fluvia.
Aux ravins de Corboeuf, nous souhaitions vérifier un point de vue identifié sur les cartes.
Sur place, les arbres ont progressivement masqué une grande partie du panorama. Le détour ne mérite plus vraiment les quelques minutes de marche nécessaires. Nous ne le proposerons donc plus dans nos roadbooks.
Quelques centaines de mètres plus loin, un autre point de vue accessible directement depuis la route nous offre au contraire une vue spectaculaire. C'est exactement pour cela que le terrain reste indispensable.
Rencontrer ceux qui font vivre le territoire
Au-delà des paysages, ce sont souvent les rencontres qui donnent toute sa valeur à un voyage à vélo.
Cette itinérance était l'occasion de retrouver plusieurs de nos partenaires après le passage de deux couples ayant participé à nos séjours début juin.
À la chambre d'hôtes de la Jouane, nous retrouvons avec plaisir Albert et Annie.
Quel bonheur de revoir leur jardin, d'échanger autour du territoire et de partager les délicieux plats préparés à partir des produits du jardin.
On se sent tout simplement bien chez eux.

Même constat au restaurant Le Petit Jules à Saint-Julien-du-Pinet.
À peine présentés, l'équipe se souvient immédiatement de nos voyageurs passés quelques jours auparavant.
Cette attention sincère résume parfaitement ce que nous aimons dans le Velay.
Ici, les rencontres ne sont pas artificielles.
On prend le temps d'échanger.
On s'intéresse aux visiteurs.
On partage.
C'est exactement le tourisme humain que nous cherchons à construire avec Diversion Nature.
Tester de nouvelles routes pour enrichir nos séjours vélo
Chaque séjour de repérage est aussi l'occasion d'explorer de nouvelles variantes.
Certaines sont validées immédiatement.
D'autres sont abandonnées.
Entre Saint-Julien-du-Pinet et Retournac, nous découvrons par exemple une petite route paisible offrant de magnifiques vues dégagées.
Tout au long du parcours, je demande régulièrement l'avis d'Angélique.
Nos pratiques du vélo sont différentes et complémentaires.
Lorsqu'une route nous séduit tous les deux, c'est généralement bon signe.
Plus loin, une passerelle sur la Loire, un village préservé ou une route ombragée viennent enrichir notre réflexion.
Certaines portions rejoindront probablement de futures versions du séjour « Respirer le Velay à vélo ».
D'autres resteront réservées aux voyageurs recherchant davantage d'itinérance et de dénivelé.
Le jour où les Boutières ont changé ma façon de voir l'Ardèche
Lorsque j'ai préparé cette itinérance, il y avait un lieu que je voulais absolument faire découvrir à Angélique : le cirque des Boutières.
Je me souviens encore de ma première traversée au printemps 2012.
La lumière était exceptionnelle.
Les paysages du Mézenc, les reliefs volcaniques, les prairies fleuries... J'avais pris des dizaines de photos.
Pendant longtemps, l'une d'elles a même servi de fond d'écran sur mon téléphone.
Ces paysages ont profondément marqué mon imaginaire.
Quelques années plus tard, ils ont contribué à mon envie de venir vivre en Ardèche, à Annonay, afin de pouvoir rejoindre facilement ces montagnes à vélo.

Je savais qu'Angélique avait déjà vu ces paysages à travers mes photos.
Mais je savais aussi qu'aucune image ne peut remplacer ce que l'on ressent lorsque l'on traverse le cirque des Boutières au petit matin.
Ce troisième jour restera probablement notre plus belle étape.
Les champs couverts de fleurs sauvages, les vues sur les sucs du Mézenc, la descente panoramique vers la vallée de l'Eyrieux puis la remontée sauvage de la Dolce Via vers Saint-Agrève nous ont offert un condensé de ce que nous aimons dans ces montagnes.
Le soir, malgré les 125 kilomètres parcourus dans la journée, Angélique m'a simplement dit :
« On repart quand ? »
J'ai alors su que j'avais réussi à lui transmettre une partie de ce que je ressens chaque fois que je viens ici.
Et c'est finalement ce que j'essaie de faire lorsque je construis un séjour pour nos voyageurs : comprendre leurs envies, leur niveau et leurs centres d'intérêt afin de leur faire découvrir les lieux qui les marqueront à leur tour.
Continuer à découvrir un territoire que l'on croit connaître
Au terme de ces trois jours, nous avons parcouru près de 325 kilomètres et accumulé plus de 5 700 mètres de dénivelé.
Des chiffres impressionnants, mais qui ne racontent finalement pas l'essentiel.
Nous retiendrons surtout les rencontres, les nouvelles idées d'itinéraires, les centaines de photos rapportées dans nos sacoches et le plaisir d'avoir redécouvert ce territoire que nous aimons tant.
Car même lorsque l'on pense bien connaître une région, il reste toujours un chemin à explorer, un panorama à vérifier ou une belle adresse à partager.
Et c'est précisément pour cela que nous continuons à repartir régulièrement sur les routes du Velay.
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